À l’occasion de la carte blanche proposée à l’équipe pour l’exposition de 2022 « Joyaux – Bravigoù », Fanny le Gall a décidé de se lancer un défi : broder une pièce d’importance sur cuir : elle n’avait jamais brodé sur cette matière auparavant.
Fanny brode des nounours pour faire des cadeaux, principalement en lin.
Pour réaliser celui-là, entièrement cousu à la main, elle a d’abord confectionné un prototype qui lui a permis de voir que pour concrétiser son projet, il lui faudrait modifier le diamètre de la tête, pour atténuer le côté enfantin et gagner une image plus « couture ».

Afin d’ appréhender au mieux le travail de la broderie sur cuir, Fanny a glané des conseils auprès d’une amie qui manipule déjà cette matière, et d’un stagiaire reçu à l’École. Le visionnage de quelques tutoriels l’a aussi aidé. Broder sur cuir est difficile car c’est une matière qui ne pardonne rien : un trou mal positionné ne peut plus être comblé.


La broderie du ventre du nounours a été faite au crochet de Lunéville, selon la technique utilisée en Haute-Couture pour fixer perles et paillettes de manière précise et rapide : à l’aide d’un petit crochet, on pose à l’aveugle (car tout le travail s’effectue sur l’envers du tissu, qui en plus n’est ici pas transparent) les ornements : certaines paillettes ont été fabriquées à l’emporte-pièce grâce aux chutes de cuir. Le motif tout en lignes droites, plus complexe à réaliser qu’il n’y paraît, évoque la naissance d’une étoile.
Cette technique, qui est la préférée de Fanny, s’est avérée la plus adaptée pour cet ouvrage.


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